Quota pour les JO
Il a manqué un maillon dans la chaîne de transmission entre les décideurs des nouvelles règles du quota olympique par nation et les acteurs de terrain, coureurs, entraîneurs, sélectionneurs. Ces régles semblent orientées vers une préférence de skieurs polyvalents, alors même que cette polyvalence a était retirée avec la disparition des combinés et… ce sont deux polyvalents qui restent sur la carreau ! Il est vrai que tous les deux ont du réduire leur talent à une seule épreuve à la suite de graves blessures. Il sont deux fois victimes… C’est désolant pour eux, leurs familles, leurs entraîneurs, leurs clubs, l’équipe de France, et l’Olympisme. Voilà encore de quoi alimenter le front du refus de l’organisation des JO 2030 en France.
Cet évènement malheureux a lancé prématurément la dramaturgie des JO. Le rideau se lève sur la douche froide des quotas (7) attribués à nos skieurs qui les plonge dans le désarroi survenue au tout dernier moment, puis le coup de théâtre du gain d’une 8e place qui se jouera dès le lendemain pour les géantistes et le surlendemain pour les slalomeurs. Le chaudron glacé de Schladming dramatise encore la mise en scène des deux actes suivants. Outre la pression de la course, et l’enjeu-couperet immédiat, le géant est piqueté sur une surface hyper-glacée impitoyable. Le scénario se précise avec les nombreux échecs de skieurs dépassés par la difficulté du terrain et seulement quelques uns en réussite. Après les échecs de Thibaud Favrot et Alexis Pinturault, Alban Elezi-Canafarina, encore si peu connu, renverse le cours des choses et monte sur le podium ! Le troisième acte monte en puissance avec le tracé improbable de la deuxième manche qui écarte malheureusement Victor mais permet au talent de Clément Noël d’éclabousser. Alban et Clément, 8es de la première manche, gagnent la deuxième, et montent sur la 3e marche du podium : ils l’ont écrit !
Mais nos cœurs sont serrés pour Victor, Thibaud et Alexis, alors qu’ils s’étaient préparés dans l’espoir de monter dans le traditionnel wagon de 11 places, c’est un 8 places qui part sans eux ! Frustrant, rageant, révoltant…
L’incroyable sélection d’Alban montre, une fois de plus, que le ski est un sport d’adaptation : chaque skieur doit trouver sa solution au problème du jour. Ce problème n’est jamais simple parce qu’il associe plusieurs paramètres externes – les caractéristiques météo, du terrain et du tracé – et internes – état de forme, points forts, état d’esprit, etc. Autrement dit, le jour J tout peut arriver, un outsider peut s’imposer… encore faut-il qu’il fasse partie de la sélection !
Ce 8e quota révèle les aléas des sélections.
Les sports de pleine nature ne permettent pas de sélectionner à partir d’un chronomètre indiscutable comme on peut le faire en athlétisme ou en natation. Le seul critère est le rang dans le classement mondial. Mais pour les JO, cette logique s’oppose à une autre, celle d’une ouverture au plus grand nombre de nations, ce qui est aussi respectable… Le spectacle s’enrichit d’une touche folklorique.
Reconnaissons aussi que Schladming nous a gratifié d’un spectacle extraordinaire. Un grand bravo à Alban, le héro du jour, qui a réussi un véritable exploit !

Bravo, très belle analyse, beau texte d’explication pour cacher la frustration des non sélectionnés.
Bravo à l’auteur de ces quelques lignes .
Alexis Pinturault, le skieur Français le plus titré aurait du être sélectionné hors quotas simplement pour lui dire merci !
Merci pour sa carrière, merci pour sa technique démonstrative qui a fait beaucoup de bien auprès des jeunes skieurs dans les clubs pendant de très nombreuses années.
Pour Victor, et Thibaud, après avoir obtenu les critères de sélection et ne pas être retenus pour les « Jeux Olympique » ça doit mettre une rage désagréable d’être empêchés d’atteindre l’objectif fixé sur plusieurs années de travail et de sacrifices.
Les personne qui ont décider du quotas au dernier moment sont des inconscients pour ne pas dire des abrutis !
Ces personnes sont irréfléchis du mal qui occasionnent aux athlètes qui ont leur place gagnées sportivement.
En 2030, la France organisatrice des JO aura combien de place pour le ski alpin ? Certainement moins de 7 puisqu’il y aura des épreuve supplémentaires pour le même effectif d’athlètes.
Je suis dégouté ! Les décideurs de cette sanction contre la France eux seront présents aux JO dans de beaux hôtel et faire leur sport favori, des repas officiels et boissons au frais des nations, ect …ect…
J’arrête là, parce que je vais devenir méchant, j’ai la haine.
A tous les athlètes Français qui subissent cette injustice, je peux que leur adresser mon soutien et leur dire courage il n’y a pas que les JO pour vivre pleinement leur sport.